Back to Paris
Après de belles vacances détendues (j’ai grandi au moins d’un demi-centimètre), retour à la vie réelle assez difficile. Mais la rentrée s’annonce passionnante pour reciproque avec la sortie publique d’un projet culturel web pour un grand musée national, une mission de conseil pour une fondation célèbre dont on doit taire le nom et un concours international prestigieux. Et surtout l’arrivée d’une nouvelle collaboratrice chez reciproque. Welcome Dominique !
Baignade

Il est temps de fermer le rideau de reciproque pour les congés d’été.
Nous partons pour quelques jours, décharger les batteries, regonfler les poumons et les yeux au bord de la mer. Espérons qu’il y aura un peu moins de monde qu’à Pékin…
Haut de gamme
De plus en plus d’exposition réunissent un art original de la mise en scène, réunissant toutes les expressions artistiques (théâtre, musique, oralité, graphisme, mécanique ou fabrique des images) visant à toucher les sens du visiteur.
L’ingénierie et les métiers du spectacle, parfois les nouvelles technologies et leurs ressorts les plus sophistiquées sont mobilisées dans la conception de scénographies spectacles, à la fois très impressionnantes et très élaborées.
L’effet recherché est de produire du sens en convoquant des éléments actifs pour « guider » le visiteur. Le scénographe est propulsé metteur en scène. Les nouvelles muséographies permettent de s’adresser à tous de manière différenciées, renouvelant les modes d’accès au public, selon un axe qui relève de plus en plus du travail d’auteur. Les expositions d’hier étaient simples et universelles, celles d’aujourd’hui sont polymorphes et uniques.
Pour autant notre métier est de proposer un service et non la stricte production d’une installation artistique. Produire et exposer le patrimoine matériel ou immatériel, c’est avant tout réfléchir à des propositions pour le visiteur. Ce qui m’embarrasse dans la notion d’exposition comme installation artistique c’est qu’on perd l’idée que les gens s’approprient les expos.
C’est le lieu de l’expérience intérieure, de la confrontation privilégiée aux œuvres exposées, sans distractions, sans entraves, libre de choisir, libre de se perdre. Penser un peu plus à la dimension « services à rendre aux publics », qu’à « faire oeuvre de mise en scène ».
Sacré Centre Pompidou
Les expérimentations du Centre Pompidou dans le domaine des nouveaux médias autour de l’exposition Traces du sacré (7 mai- 11 aout 2008) méritent une attention particulière.
Un espace critique interactif extrêmement difficile à prendre en main (et je pèse mes mots) qui utilise la plateforme développée par l’IRI : Ligne de temps. Plusieurs personnalités du monde de l’art ont été invitées à alimenter plusieurs débat et à refaire l’exposition. Des extraits de leurs contributions sont mis à disposition sur les audioguides multimédia, et l’intégralité de leurs interventions est accessible sur le site. Il est théoriquement possible de participer en enregistrant vos propres commentaires sur l’audioguide au cours de la visite que l’on retrouve dans un espace personnel. En dépit de ma bonne volonté et au bout de plusieurs minutes d’acharnement sur l’interface, j’ai laissé tombé. La promesse d’usage reste floue, la logique ergonomique ne m’est pas familière, la réalisation semble dater de 1995.
Après la déception du logiciel, attendu comme un outil dernier-cri dans l’interface homme-musée, il faut prendre le temps de consulter le site dédié à l’exposition. Fortement alimenté de vidéo et de petits objets multimédia, ce dernier se consulte comme une plateforme YouTube. L’habillage est soigné. Visiblement plusieurs services et directions du musées ont contribué à l’alimentation de ce site (BPI, Revues Parlés, Programmation cinéma). Autour de quatres rubriques (présentation de l’exposition, paroles d’artistes, mieux comprendre et autour de l’exposition). On regrette juste que l’architecture ne soit pas plus participative pour le visiteur : impossible encore d’y laisser sa trace.
Quant à l’exposition elle-même, assez cérébrale et inspirante, un peu à l’économie.
D’autres en parlent aussi.
Guépard
« Il faut que tout change, pour que rien ne change. »
Giuseppe Tomasi di Lampedusa, 1958
Merci à tous
Cellulogramme
Le Forum des Images organise une journée de réflexion le 13 juin 2008, sur le thème du téléphone mobile et éducation à l’image, dans le cadre de la 4ème édition du Pocket Film festival.
Comment le téléphone mobile peut-il s’inscrire dans des démarches d’éducation à l’image ? Comment accompagner enfants, adolescents et adultes ? Quels sont les spécificité de cet objet en tant qu’outil de captation du réel ou de la fiction ?
EPICurien
Tiens, le Palais de la découverte et la Cité des sciences vont fusionner en 2009. Dans le micro-monde des musées français, c’est une annonce qui fait un certain effet… Un peu comme si Microsoft rachetait Wikipedia. Ou Renault qui fusionnerai avec Dacia.
Le musée démocratique
Il est indiscutable que nous sommes à un tournant de l’usage d’internet comme outil relationnel et social.
Les pratiques et les usages des nouveaux services du web 2.0 (blogs, communication horizontale, contenus générés par l’utilisateur, applications web, mashups…) sont en rupture avec les modèles traditionnels de marketing et de médiation culturelle. Une des conséquences sociologiques de ce changement est qu’en permettant de rendre publique la production personnelle, le réseau crée de nouvelles articulations entre le musée et l’individu et le musée et les groupes sociaux.
La force d’un musée ne se résume pas uniquement à ses collections, ni à son bâtiment, mais également à son public. Ce dernier peut maintenant se réunir, échanger, collaborer, partager sur l’espace public numérique qu’est devenu internet. Et de plus en plus. Sans contrainte temporelle et géographique, ce public est également beaucoup plus hétérogène. Il faut donc repenser l’accueil du musée numérique en l’adaptant au public le moins favorisé, à ceux qui sont peu touchés par la culture muséale.
Tandis qu’une autre partie du public (la classe plus « créative ») est de plus en plus exigeante, volontaire, participative et désire être acteur de sa vie. C’est un mouvement qui se généralise à tous les niveaux de la société occidentale contemporaine (école, politique, médias,…). On ne peut plus penser l’offre culturelle comme avant.
Le premier film 2.0 de l’histoire du cinéma
Stéphane Bezombes 1997-2010