www.lupicatule.fr
Reciproque a assuré pour le musée du Louvre la réalisation technique et la production multimédia, à partir d’un concept et des dessins fournis par le Musée du Louvre, d’une interface de présentation et de navigation totalement novatrice du www.louvre.fr destinée aux enfants.
Reciproque a réalisé l’étude technique et l’ingénierie du projet sur 14 mois, jusqu’à l’assistance à l’intégration du projet dans le site dynamique du musée du Louvre.
Le studio de production Les Armateurs a réalisé les séquences audiovisuelles, le montage des animations de l’avatar, la composition et production de séquences musicales originales. Le développement logiciel et la technologie de l’avatar a été confiée à la société Cantoche.
Plus d’informations technique ici sur le projet.
The Crise
X Coloquio Galego de Museos
Le Conseil des musées de Galice m’a invité cette année pour un colloque sur les musées et la communication du 2 au 4 octobre. L’endroit est rude et exigeant mais l’accueil de l’équipe a été très amical.
Un panorama des musées et des centres d’interprétation à la recherche d’un second souffle en Galice a été courageusement et très lucidement exposé. Mon espagnol est déplorable, je le regrette aujourd’hui.
Ma présentation est visible et téléchargeable ici.
J-15
24 h de Raga
Du 27 au 28 septembre 2008 la Cité de la musique diffusera en direct sur son site internet les 24 heures autour du raga. Du samedi 18 heures au dimanche à la même heure , le public pourra percevoir les transformations et variations émotionnelles suscitées par l’art du raga au fil des cycles qui traversent le jour et la nuit. A travers le chant, la danse, la musique instrumentale, savante ou populaire, toutes les composantes de la vie musicale indienne seront présentes pour ce qui s’annonce déjà comme une expérience musicale et numérique unique.
Back to Paris
Après de belles vacances détendues (j’ai grandi au moins d’un demi-centimètre), retour à la vie réelle assez difficile. Mais la rentrée s’annonce passionnante pour reciproque avec la sortie publique d’un projet culturel web pour un grand musée national, une mission de conseil pour une fondation célèbre dont on doit taire le nom et un concours international prestigieux. Et surtout l’arrivée d’une nouvelle collaboratrice chez reciproque. Welcome Dominique !
Baignade

Il est temps de fermer le rideau de reciproque pour les congés d’été.
Nous partons pour quelques jours, décharger les batteries, regonfler les poumons et les yeux au bord de la mer. Espérons qu’il y aura un peu moins de monde qu’à Pékin…
Haut de gamme
De plus en plus d’exposition réunissent un art original de la mise en scène, réunissant toutes les expressions artistiques (théâtre, musique, oralité, graphisme, mécanique ou fabrique des images) visant à toucher les sens du visiteur.
L’ingénierie et les métiers du spectacle, parfois les nouvelles technologies et leurs ressorts les plus sophistiquées sont mobilisées dans la conception de scénographies spectacles, à la fois très impressionnantes et très élaborées.
L’effet recherché est de produire du sens en convoquant des éléments actifs pour « guider » le visiteur. Le scénographe est propulsé metteur en scène. Les nouvelles muséographies permettent de s’adresser à tous de manière différenciées, renouvelant les modes d’accès au public, selon un axe qui relève de plus en plus du travail d’auteur. Les expositions d’hier étaient simples et universelles, celles d’aujourd’hui sont polymorphes et uniques.
Pour autant notre métier est de proposer un service et non la stricte production d’une installation artistique. Produire et exposer le patrimoine matériel ou immatériel, c’est avant tout réfléchir à des propositions pour le visiteur. Ce qui m’embarrasse dans la notion d’exposition comme installation artistique c’est qu’on perd l’idée que les gens s’approprient les expos.
C’est le lieu de l’expérience intérieure, de la confrontation privilégiée aux œuvres exposées, sans distractions, sans entraves, libre de choisir, libre de se perdre. Penser un peu plus à la dimension « services à rendre aux publics », qu’à « faire oeuvre de mise en scène ».
Sacré Centre Pompidou
Les expérimentations du Centre Pompidou dans le domaine des nouveaux médias autour de l’exposition Traces du sacré (7 mai- 11 aout 2008) méritent une attention particulière.
Un espace critique interactif extrêmement difficile à prendre en main (et je pèse mes mots) qui utilise la plateforme développée par l’IRI : Ligne de temps. Plusieurs personnalités du monde de l’art ont été invitées à alimenter plusieurs débat et à refaire l’exposition. Des extraits de leurs contributions sont mis à disposition sur les audioguides multimédia, et l’intégralité de leurs interventions est accessible sur le site. Il est théoriquement possible de participer en enregistrant vos propres commentaires sur l’audioguide au cours de la visite que l’on retrouve dans un espace personnel. En dépit de ma bonne volonté et au bout de plusieurs minutes d’acharnement sur l’interface, j’ai laissé tombé. La promesse d’usage reste floue, la logique ergonomique ne m’est pas familière, la réalisation semble dater de 1995.
Après la déception du logiciel, attendu comme un outil dernier-cri dans l’interface homme-musée, il faut prendre le temps de consulter le site dédié à l’exposition. Fortement alimenté de vidéo et de petits objets multimédia, ce dernier se consulte comme une plateforme YouTube. L’habillage est soigné. Visiblement plusieurs services et directions du musées ont contribué à l’alimentation de ce site (BPI, Revues Parlés, Programmation cinéma). Autour de quatres rubriques (présentation de l’exposition, paroles d’artistes, mieux comprendre et autour de l’exposition). On regrette juste que l’architecture ne soit pas plus participative pour le visiteur : impossible encore d’y laisser sa trace.
Quant à l’exposition elle-même, assez cérébrale et inspirante, un peu à l’économie.
D’autres en parlent aussi.
Guépard
« Il faut que tout change, pour que rien ne change. »
Giuseppe Tomasi di Lampedusa, 1958
Stéphane Bezombes 1997-2010